Journalisme Plan du site Mentions légales © Copyright Scrib@lyre 2010 - Tous droits réservés Partenaires Histoire de techniques Histoire de scribes Histoire de mots Petites histoiresMes services et prestations
Accueil Actualités Conditions de vente Les 9 commandements de Scrib@lyre Tarification Conditions générales de vente Qui suis-je ? De Magali Tramoy à Scrib@lyre Contactez-moi Quelques Liens Si Tankha m'était conté Soleils et Cendre Adopt a native elder Il était une fois l'écrivain public Syndicat national des prestataires et conseils en écriture Livre d'or Scrib@lyre ...ma plume au service de vos mots...
Ecrivain privé Ecrivain public Autres prestations Calligraphie & Reliure Histoire d'objetsOugarit, Syrie par Scrib@lyre, écrivain public & privé, mardi 3 mai 2011, 04:50 Les archéologues ont démontré que la Syrie accueillait l’une des plus anciennes civilisations et l’un des plus anciens peuples du monde antique. Dans la ville excavée d’Ebla, dans le nord-est de la Syrie, ils ont découvert en 1975 les vestiges d’un grand empire sémite, qui va du nord de la mer Rouge à la Turquie et jusqu'en Mésopotamie dans sa partie orientale. Cet empire, qui remonte de 2500 à 2400 ans av. J.-C., fait de la langue d’Ebla la langue sémitique la plus ancienne. Le premier alphabet connu dans le monde fut inventé à Ougarit (Ra’s Shamra) région de Lattaquié, Syrie. Sa trace remonte au 14ème siècle avant J.-C. Une plaquette de cet alphabet est conservée au musée de Damas. Comme toutes les villes commerciales, Ougarit est très cosmopolite. Aujourd'hui, elle est un trésor pour l'humanité puisqu'on y a trouvé des documents dans huit langues et quatre (certaines sources disent 5) écritures différentes : l'ougaritique, noté en alphabet ougaritique, cunéiforme, de l'akkadien, du sumérien, du hittite et du hourrite, écrits en cunéiformes traditionnel, de l'égyptien, en hiéroglyphes, du chypro-minoen, écrit dans son propre syllabaire, et du louvite, en hiéroglyphes hittites. Mais ce sont surtout deux systèmes d'écriture et deux langues qui furent le plus répandus : * l'ougaritique (écriture locale alphabétique) est apparu vers le XIV° ou le XIII° siècle av.J.C.. Cette langue était utilisée pour rédiger les textes témoignant de la vie quotidienne comme les documents privés, contrats commerciaux, les lettres familiales, les textes rituels, les omens (présages) , les listes des divinités, etc. * l'akkadien est une langue assyro-babylonienne née en Mésopotamie et devenue langue internationale au II° millénaire av.J.C. (écriture syllabo-idéographique). Elle servait à la rédaction des actes administratifs et officiels, des listes des personnages et géographiques. D'un point de vue littéraire, les trouvailles attestent que les textes classiques de la littérature suméro-akkadienne étaient rédigés en akkadien, alors que les compositions propres à Ougarit étaient elles rédigées en ougaritique (les grands textes mythologiques, dont le Cycle de Baal, ou des rituels religieux). On n'a visiblement pas traduit des textes d'une langue à l'autre. D'un point de vue pratique, les actes administratifs concernant les affaires intérieures du royaume, ainsi que la correspondance locale étaient essentiellement écrits en ougaritique. Les affaires internationales étaient traitées exclusivement en akkadien, langue diplomatique de l'époque, aussi employé dans le domaine judiciaire. L'ougaritique : un précurseur L'écriture alphabétique ougaritique a été parmi les premières formes simplifiées, réduisant le nombre de signes et permettant ainsi un apprentissage facilité et favorisant la liberté d'expression. Cette innovation a été complétée à Byblos trois siècles plus tard par l'abandon du cunéiforme et l'adoption de l'écriture phénicienne, après la disparition d'Ougarit. Les Phéniciens ont eu l'avantage de populariser l'alphabet en l'adaptant pour les supports légers comme le papyrus autorisant ainsi la subtitution des tablettes en argile ou en pierre. Cette écriture est, historiquement, le premier abjad (alphabet écrivant surtout les consonnes) complet connu, après les écritures sinaïtiques. Il atteste pour la première fois de l'ordre des lettres encore utilisé de nos jours dans la plupart des alphabets modernes (alphabet latin, alphabet grec, alphabet étrusque mais aussi alphabets sémitiques comme les alphabets phénicien et hébreu), l'ordre dit « levantin ». La cité d'Ougarit a été détruite vers 1200 av. J.-C. par les Peuples de la mer. Son écriture a disparu avec elle, mais on peut imaginer que l'alphabet phénicien, qui a pris le relais et qui est à l'origine de l'alphabet latin, s'est inspiré de cette écriture dans sa forme "levantine". Des scribes multilingues et savants Les scribes ougaritéens suivant le cursus classique devaient au moins connaître l'akkadien, avec des rudiments de sumérien nécessaires à la compréhension de l'écriture cunéiforme, en plus de la langue maternelle locale, l'ougaritique. L'apprentissage de ces langues se faisait par la méthode classique mise au point en Mésopotamie : ils apprenaient d'abord à écrire les syllabes, puis copiaient des listes lexicales présentant des mots d'une langue avec leur équivalent dans une autre ainsi que des textes littéraires et religieux. Ils aprennaient aussi les formules nécessaires à la rédaction des échanges. Cet apprentissage pouvait se faire à partir de l'ougaritique et de son écriture alphabétique. On mêlait la langue savante (sumérien) au cadre local. Certains scribes pouvaient ensuite se spécialiser dans un certain domaine, ou apprendre d'autres langues et écritures. Cette formation faisait de ces hommes des scientifiques avertis, en plus d'être des linguistes pointus. Les scribes syriens, comme les scribes grecs, latins et arabes, avaient pour habitude de mettre une petite note personnelle en bas de leur ouvrage. Rabula demande par exemple à tous ceux qui le liront de prier pour lui. En outre, les scribes syriens étaient réputés pour leur goût pour la calligraphie et le soin qu'ils portaient à leurs réalisations. Un dieu des scribes mésopotamiens Nabû est le dieu mésopotamien du savoir et de l'écriture. Selon la mythologie babylonienne, c'est le fils de Mardouk et de Sarpanitu. Sa parèdre est Tashmetu. Ce dieu est en fait attesté depuis longtemps en Syrie, à Ebla (XXIVè siècle av. J.-C.). Il apparaît en Mésopotamie du Sud au début du IIè millénaire av. J.-C. Son temple principal se trouvait à Borsippa, près de Babylone. Il était nommé Ezida, ce qui veut dire "Temple pur" en sumérien. Les temples dédiés à Nabû sont relativement nombreux, notamment en Assyrie où il était très apprécié. On attribuait à Nabû la planète Mercure. Son nom pourrait se rapprocher de la racine sémitique signifiant « prophète », ou d'une autre signifiant « brillant ». Il était chargé d'inscrire sur ses tablettes le destin de chaque humain. Il est devenu un dieu important aux périodes tardives, néo-babylonienne et néo-assyrienne. Son symbole est le calame associé à la tablette. Son animal symbole était le même que celui de son père, le dragon-serpent. Note complémentaire : La Syrie fut occupée successivement par les Cananéens, les Phéniciens, les Hébreux, les Araméens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Nabatéens, les Byzantins, les Arabes, et partiellement par les Croisés, par les Turcs Ottomans et enfin par les Français, jusqu'au 17 avril 1946 où elle prit son indépendance.
Histoire de lieuxHistoires à lire