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Autres prestations Calligraphie & ReliureTitivillus, ange ou démon ? par Scrib@lyre, écrivain public & privé, mercredi 19 janvier 2011, 08:55 Ce démon est un saint ! En effet, cité par les scribes du Moyen-Age pour excuser les fautes les moines copistes, surchargés de travail et quelque fois aussi peu scrupuleux, distraits et paresseux (oui oui !), notre joli démon a pour mission de remplir son sac d'erreurs, coquilles, étourderies en tout genre, non pas 1 mais 1000 fois en une seule journée ! Ardue mission me direz-vous ? Pas du tout, Titivillus s'en donne à coeur joie depuis des siècles. La première référence à Titivillus a été repérée dans "Tractatus de Penitentia", 1285, de Johannes Galensis (dit John of Wales ou Jean de Galles). Au départ, il recueille les commérages, puis les mots mal prononcés, marmonnés ou oubliés lors des services de messe, pour les présenter au diable qui ne manquera pas de les rappeler au contrevenant lors du "jugement dernier". Les scribes, éditeurs, imprimeurs et autres copistes se sont vite emparés de ce génie protecteur pour en faire leur saint, notant, en exergue d'ouvrage ou en pied de page, une excuse sous forme d'ode à Titivillus. Dans un traité anonyme du 15ème siècle, "Myroure d'Oure Ladye", Titivillus se présente (I.xx.54) :"I am a poure dyuel, and my name ys Tytyvyllus ... I muste eche day ... brynge my master a thousande pokes full of faylynges, and of neglygences in syllables and wordes." ("Je suis un pauvre diable et mon nom est Titivillus... Je dois chaque jour... apporter à mon maître 1000 sacs plein des défaillances et des négligences commises envers les syllabes et les mots." - ma traduction est approximative mais reste fidèle à l'esprit.). Il semblerait que ce soit Anatole France, dans "Vie de Jeanne d'Arc", selon une recherche de Charles Samaran, qui ait donné ses lettres de noblesse à notre génie protecteur en France. Il y écrit en fin de préface : "Au siècle que j'ai essayé de faire revivre en cet ouvrage, un démon nommé Titivillus mettait chaque soir dans son sac toutes les lettres omises ou changées par les copistes durant la journée et les portait en enfer, pour que Saint-Michel, alors qu'il pèserait les âmes de ces scribes négligents, mît la part de chacun dans le plateau des iniquités." Ce faisant, Anatole France reprenait l'usage moyenâgeux et remerciait par là aussi le professionnalisme des éditeurs, et surtout celui de Léopold Kahn son correcteur chez Calmann-Lévy, qui avaient travaillé sur son livre. Aujourd'hui, c'est Alain Boisart, calligraphe d'une qualité que je salue, qui m'a fait découvrir Titivillus. Une aubaine pour moi, lorsque quelquefois, quand l'attention est portée sur un travail de longue haleine où la concentration est à son comble, Titivillus nous rappelle à l'ordre, nous intimant de faire une pause pour repartir d'un meilleur pied, d'un meilleur oeil et d'une meilleure plume. Alors à Titivillus, notre génie protecteur, sûrement quelques pépites à venir ramasser !
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